Bouaké Ouflê 2026 : Quand la culture rallume la flamme de l’espoir et booste l’entrepreneuriat local dans le Gbêkê

imgp1.jpgDu jeudi 30 avril au samedi 2 mai 2026, Bouaké a refusé de dormir. Pendant trois jours, l’esplanade du Stade de la Paix s’est transformée en cœur battant de la région de Gbêkê pour accueillir la 7e édition du festival Bouaké Ouflê. Plus qu’un simple rendez-vous festif, l’édition 2026 s’est imposée comme un acte de foi en l’avenir, placé sous le signe de l’entrepreneuriat local.

 

Pour comprendre Bouaké Ouflê, il faut revenir à sa genèse. Annoncé officiellement le 28 mars 2026 lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville, le festival n’est pas né par hasard. Comme l’a rappelé le commissaire général Isaac Siaka Diakité, l’initiative a vu le jour dans un contexte post-crise.

« Après les moments difficiles qu’a traversés Bouaké, il était important pour nous de mettre en place une activité capable de rassembler les populations autour de valeurs de paix et de vivre-ensemble », a-t-il expliqué. Bouaké Ouflê est donc pensé comme un cadre de valorisation du potentiel artistique et culturel local, mais aussi comme un outil pour renforcer la cohésion sociale et offrir des perspectives à la jeunesse.
L’entrepreneuriat local comme moteur de développement.
Chaque édition a son message. Pour 2026, le cap est clair : « Entrepreneuriat local, opportunités pour le développement des collectivités : région de Gbêkê ».

 

L’idée est de montrer que la culture n’est pas seulement divertissement. Elle est aussi un levier économique. En mettant en lumière les artisans, les restaurateurs, les jeunes créateurs et les entreprises locales, le festival veut prouver que Bouaké a du talent et les ressources pour créer de la richesse sur place.

 

Les organisateurs avaient promis une programmation riche et diversifiée. Promesse tenue.

 

Côté musique, l’ouverture du jeudi 30 avril a donné le ton. Figure majeure du reggae ivoirien, Ismaël Isaac a électrisé le public avec une prestation live intense, mêlant sonorités entraînantes et messages engagés. À ses côtés, les talents locaux de Bouaké ont enchaîné rap ivoire, hip-hop et musiques urbaines. Pour la clôture, des artistes comme Soum Bill et DJ Kedjevara étaient attendus.

 

Côté sport et culture, le festival a innové. En plus du tournoi de maracana renforcé, le handball féminin a fait son entrée. Les concours de danses traditionnelles entre communautés ont rappelé la richesse culturelle du Gbêkê, tandis qu’un concours culinaire a mis les saveurs locales à l’honneur.

 

Côté ambiance, le site ne désemplissait pas. Stands de restauration, espaces de jeux, animations numériques : tout était prévu pour que les familles et les amis passent un vrai moment de détente.

L’objectif des promoteurs était d’attirer au moins 10 000 participants sur les trois jours. Dès les premières heures du 30 avril, jeunes et femmes ont répondu présent, communiant avec les artistes dans une atmosphère chaleureuse.

Le monde économique s’est aussi mobilisé. UTB, partenaire et transporteur officiel de l’événement, avait installé un stand pour présenter ses solutions de voyage et participer à la valorisation de l
À Bouaké, la culture est plus que jamais à l’honneur. En trois jours, Bouaké Ouflê 7 a rappelé une chose : quand une ville décide de miser sur sa jeunesse, ses artistes et ses entrepreneurs, elle ne subit plus l’histoire, elle l’écrit.

En liant fête populaire et opportunités économiques, le festival a réussi son pari : redonner vie à la cité à travers la culture et le divertissement, tout en semant les graines du développement local.

Rendez-vous est déjà pris pour 2027. Car à Bouaké, Ouflê ne veut pas juste dire "fête". Ça veut dire "espoir". Oui, les investisseurs peuvent espérer investir à Bouaké. Parce que Bouaké respire fort. Bouaké respire sécurité. Bouaké rêve développement.

Sékongo Rama Anoush
Tuo Tchang
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